Optez pour un milieu de travail moins stressant ce printemps

Anxiété, maux de dos, fatigue, migraines, insomnie, gain ou perte de poids… vous pourriez penser qu’on parle d’une annonce pharmaceutique. Il s’agit, en fait, d’une liste de symptômes communs associés au stress, inconfortables lorsque vous les avez seuls et potentiellement dangereux lorsque vous souffrez de plusieurs en même temps.

La vérité est que le stress est presque impossible à éviter de nos jours. Nous vivons des vies au rythme effréné et la pression est élevée. De plus, le stress a un effet majeur dans le milieu de travail selon la Commission de la santé mentale du Canada; près de trois quarts (70 %) des Canadiens disent que leur expérience au travail a eu un effet sur leur santé mentale, et 78 % ont signalé leur santé mentale comme la raison principale de leur absence au travail.

De plus, selon le Conference Board du Canada*, la perte en productivité causée par les dépression et l’anxiété à elle seule coûte à l’économie canadienne des milliards de dollars.

Alors, que pouvons-nous faire?

Il vaut mieux prévenir que guérir

Que vous soyez membre de la haute direction, un chef d’équipe récemment nommé ou un contributeur individuel, la première étape pour réduire le stress est de découvrir ce qui vous stresse, vous et vos coéquipiers. Se plaindre autour de la fontaine d’eau peut offrir un soulagement temporaire, mais ça ne résout vraiment rien.

Ici, une culture qui prime la communication et l’écoute est la clé.

Voici quelques idées pour obtenir de la rétroaction : parlez à votre superviseur ou, si vous êtes un gestionnaire, demandez à des employés individuels durant des entretiens individuels ou des réunions d’équipe de vous donner leur opinion, travaillez avec votre équipe de RH pour créer un sondage anonyme ou animez des ateliers durant des événements d’entreprise où tout le monde pourra partager ce qui les stresse et comment y remédier.

Cependant, ce ne sont que des paroles en l’air si vous ne vous engagez pas sérieusement à trouver une solution. N’oubliez pas qu’il est impératif de créer un environnement sécuritaire où les gens peuvent vraiment s’ouvrir. Si les gens avec qui vous travaillez ne pensent pas que vous voulez sérieusement les aider, ils ne vous feront pas confiance.

Alors, par-dessus tout, écoutez. Puis, ensuite, agissez.

Ce courriel que vous êtes sur le point d’envoyer au milieu de la nuit? Mauvaise idée.

Une fois que vous avez identifié les sources de stress, il existe différentes façons de faire face au problème. Certaines sont assez simples.

Par exemple, si vous avez l’habitude de bombarder vos collègues avec des courriels en dehors des heures de travail vous pouvez, bien… arrêter. Respectez le temps de loisir et en famille des gens et ils auront tendance à être plus productifs durant les heures de travail (en fait, la France et l’Allemagne ont des lois sur le « Droit à la déconnexion » qui interdisent les courriels après les heures de travail!).

Lorsque vous prenez congé, prenez vraiment congé… cessez de vérifier votre courriel de travail. Ou bien allez à cette classe de yoga durant le diner.

Au-delà de cela, le stress causé par des attentes contradictoires pourrait être éliminé en définissant clairement tous les rôles et responsabilités des membres de l’équipe. Les problèmes causés par des relations interpersonnelles au travail peuvent être résolues en animant des ateliers sur une meilleure communication ou offrir de l’encadrement sur la résolution de conflit.

Ensuite, si votre équipe se sent surchargée, vous pourriez allouer une partie du budget pour embaucher un nouveau membre de l’équipe, réduisant la charge de travail et le stress globalement.

Chez Indeed, nous avons un programme de bien-être exhaustif et nous encourageons nos employés à en profiter. Alors considérez offrir des classes de yoga, de tai-chi ou même de méditation.

Ouvrez votre esprit en considérant des congés illimités.

Il y a encore plus de solutions créatives. Un aspect qui nous a offert beaucoup de succès est notre politique de congés illimités. Qu’est-ce que ça signifie? Essentiellement, nous ne mettons aucune limite sur le nombre jours de vacances ou de maladie qu’un employé peut prendre par année.

Pourquoi faisons-nous ceci? D’abord, des congés illimités ne sont pas sans restriction. Plutôt, ils augmentent la confiance entre les employés et les employeurs en démontrant que les employés sont libres de gérer leur temps et d’atteindre leurs objectifs de productivité par eux-mêmes.

Nous donnons à nos employés l’occasion de se recharger parce que nous nous attendons à ce qu’ils nous offrent leur meilleur… et c’est le cas. Notre philosophie est que des employés bien reposés avec un bon équilibre travail-vie personnelle sont des employés plus heureux qui restent plus longtemps et font un meilleur travail.

Ça peut vraiment changer la donne, augmentant la productivité à l’échelle de l’entreprise, améliorant le moral des employés et aidant à attirer et à retenir les talents.

Détendons-nous ensemble

L’important dans tout cela? Vous devez vraiment le vouloir.

Alors que seulement  un tiers des employeurs canadiens* prennent une approche formelle au bien-être en milieu de travail, même certaines entreprises qui reconnaissent l’importance du bien-être et mettent en œuvre des solutions comme le yoga, le tai-chi ou des classes de méditation, peuvent aussi ne pas réussir à régler le problème

Si une classe de bien-être est offerte mais que l’employé ne peut pas s’éloigner de son bureau assez longtemps pour y participer, ça ne changera pas grand-chose. Ainsi, assurez-vous de vraiment habiliter vos employés à participer aux activités de détente que vous offrez. La même chose s’applique pour les congés illimités.

Il s’agit d’équilibre. N’oublions pas qu’un peu de stress peut être bon et même un motivateur, mais, en excès, c’est un désastre. Alors, ce printemps, engageons-nous tous à faire au moins une chose qui nous éloigne d’un lieu de travail avec le mauvais genre de stress.

En adoptant une mesure d’autogestion de la santé et de bien-être, nous pouvons bâtir de meilleures organisations plus saines où nous pouvons tous offrir notre meilleur, ensemble.

*Article en anglais

Paul Wolfe est vice-président principal des ressources humaines chez Indeed

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